La section clinique de Nantes
  • Présentation
    • Les sections cliniques
    • Ce que nous proposons
    • Notre histoire
    • L’organigramme de la Section Clinique de Nantes
    • L’UFORCA et le CERCLE
    • L’université Jacques-Lacan
  • Enseignements
    • La session annuelle
    • Les leçons d’introduction à la psychanalyse
    • Vers les institutions
    • Textes d’enseignement
      • Textes de la session annuelle
      • Textes des LIP
      • Textes de VLI
  • Lectures
    • Ironik! Le bulletin UFORCA
    • Revues
      • La Cause du Désir
      • Mental
      • Ornicar ?
      • Quarto
      • Accès à la psychanalyse
      • Autres
    • Articles
    • Ouvrages
    • Inclassables
  • Évènements
  • Nous contacter
  • Recherche

Vers les institutions

Accueil Vers les institutions
Vers les institutions Comment faire avec le traumatisme ?
Lire le thème
La présentation qualiopi du programme
S'inscrire
Télécharger la brochure
L'affiche
Préambule

VERS LES INSTITUTIONS

Les institutions médicales, éducatives et médico-sociales reçoivent aujourd’hui des sujets, patients ou usagers, qui mettent leur personnel à l’épreuve. Les symptômes et les difficultés subjectives présentées, que ce soit par des enfants, des adolescents, des adultes ou des personnes âgées, laissent les professionnels dans un sentiment d’impuissance voire de solitude lorsque la parole, le rappel de la loi ou le médicament ne suffisent plus. Le refus, la peur et le passage à l’acte sont souvent au rendez-vous, ils deviennent vite insupportables, et la chape de plomb du silence peut s’installer durablement dans une équipe.

En effet, l’évolution du lien social, sa fragmentation, sa précarité, modifie le paysage institutionnel. Ainsi les professionnels ont-ils affaire à des individus qui décrochent (école, travail, famille), des individus qui ne font pas confiance (réticence, rejet de toute prise en charge perçue comme injonctive), d’autres enfin qui ne sont pas motivés, comme si, gagnés par l’ennui ou la capture d’un seul objet, leur désir s’était éteint.

Or l’insupportable qu’un professionnel rencontre dans son travail est en rapport avec l’impossible dont le patient ou l’usager est prisonnier. C’est donc en s’attachant aux détails de son lien aux objets, au corps et à l’Autre, que s’ouvre la possibilité d’y trouver un traitement de l’angoisse. C’est là où les enseignements de la psychanalyse et son approche clinique pragmatique trouvent leur pertinence.

Deux temps :
• Conférence théorico-clinique de 14h à 15h30, faite par un enseignant de la SCN exerçant ou ayant exercé des responsabilités thérapeutiques en institution.
• Pragmatique du cas en institution de 15h30 à 17h, où un cas est présenté par un praticien exerçant en institution.

Vers les institutions : l'argument

VERS LES INSTITUTIONS 2027 :

Comment faire avec le traumatisme ?

Le traumatisme, c’est d’abord un événement brutal, insensé, qui fait effraction et laisse le sujet pétrifié. C’est ensuite, durablement, ce qui produit des cauchemars, des inhibitions, des symptômes, de l’angoisse.

Le traumatisme dont parle la psychanalyse, n’est pas identique au traumatisme du sens commun, celui dont les médias se font l’écho au gré des faits divers, violences agressions sexuelles, et à l’occasion de chaque catastrophe, de chaque guerre.

Est-il réductible à un stress, provoquant un désordre biologique ou un trouble cognitivo-comportemental à corriger, voire à rééduquer, visant son effacement ? Est-il réductible, dans une relation de cause à effet prise dans une temporalité linéaire, à une rencontre contingente avec un évènement extérieur, et qu’on pourra ainsi s’en tenir à un protocole ad hoc valable pour tous ?


Qu’est-ce qu’un trauma ? Quand Freud fonde la psychanalyse, il constate qu’une rencontre, parfois apparemment anodine, peut s’accompagner d’une angoisse majeure et de la survenue d’un symptôme. Il découvre qu’elle est venue activer, dans une structure d’après-coup, un évènement premier, refoulé, jusque-là non pathogène, car
non investi libidinalement.
Pour Lacan, il y a pour chacun une rencontre traumatique initiale, la tuché, noyau inéliminable, qui reste impossible à résorber par la représentation signifiante, c‘est-à- dire par l’opération du sens. Celle-ci devient alors le moteur de la répétition signifiante, d’une réitération, qui sera activée à l’occasion d’une rencontre
contingente.
Les humains sont en effet des êtres de langage. Ils sont marqués de l’impossibilité de résorber totalement le réel dans les ordres de l’imaginaire et du symbolique. Tout ne peut se dire, tout ne peut être imaginé, il y a de l’irreprésentable. Le trauma est là dans cet écart entre le réel aléatoire de la vie, et la répétition qui organise les chaînes signifiantes. Enfin, comme l’indiquera Lacan à la fin de son enseignement, n’est-ce pas la lalangue elle-même, c’est-à-dire la langue avant le sens, avant qu’elle ne soit structurée, la matérialité sonore des mots, qui est traumatique ? Ce qui fait que la percussion des mots sur le corps, une parole qui frappe par exemple, laisse chez chacun une marque contingente et ses effets d’affect.


Ainsi, à l’occasion d’un contexte ou d’un évènement traumatique évident impactant un sujet, l’angoisse va témoigner de ce que ses défenses sont dérangées, que son fantasme inconscient qui localise et voile le réel est effracté, que son mode symptomatique qui condense sa jouissance est débordé. Il ne faut dès lors pas oublier que s’y répercute, à son insu, son rapport traumatique primordial et singulier au langage, et sa position dans la structure. Nous devrons dès lors élargir notre investigation clinique, afin de ne pas réduire les manifestations symptomatiques de ce sujet à un rapport strictement linéaire de cause à effet avec cet évènement déclenchant. Cette orientation est d’autant plus nécessaire avec les patients aux parcours souvent chaotiques qui s’adressent aux institutions soignantes.


Bernard Porcheret

Informations pratiques

VERS LES INSTITUTIONS :

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

« Vers les institutions » a lieu trois vendredis par an, de 14h à 17h. Accueil à 13h45.

Les dates : Les vendredis 15 janvier, 12 mars, 21 mai 2027.

Le lieu : ADELIS, Espace Port-Beaulieu, salle Ouessant, 9, bd Vincent Gâche, Nantes

Inscription pour les 3 demi-journées (voir le bulletin d’inscription en encart) :

  • À titre individuel : 90 €
  • Formation permanente des établissements : 200 €

Renseignements : Bernard Porcheret, bporcheret@wanadoo.fr / +33 6 61 34 83 09

 

Je m'inscris Cet enseignement m'intéresse
  • La brochure
  • Le livret d’accueil
  • Le certificat Qualiopi
  • Les CGV
  • En Loire-Atlantique, l’ACF, Champ freudien…
  • Le CPCT de Nantes
  • Liens
  • Facebook
  • Nous contacter
  • Mentions légales
  • Politiques de confidentialité
  • Plan du site