Cycle de 3 soirées – Ce qui rend vivant
Mobilité du nouage entre Réel, Symbolique et Imaginaire
Un changement de paradigme a lieu dans le dernier enseignement de Lacan, le concept d’inconscient s’articulant autrement. Ainsi, il ne se pense plus à partir de l’Autre, du sujet et du symptôme. Il devient serrage singulier des éléments constitutifs de l’expérience humaine autour d’un point d’exclusion interne qui constitue le plus intime de chacun.
Anne Colombel-Plouzennec, dans son livre Lacan et les nœuds, corps vivant, corps jouissant, corps parlant, précise des concepts en les articulant: concept de trou articulé au symbolique, celui d’ex-sistence au réel et de consistance à l’imaginaire. Les trois dimensions: réel, symbolique et imaginaire sont équivalentes et indépendantes.
Mais alors, comment ces registres tiennent-ils ensemble ?
Le concept de nœud permet «d’appréhender ce qui se passe à la conjonction de ces deux registres hétérogènes que sont le corps et le langage. Lacan précise ainsi comment la vie tient à la prise du corps vivant dans le langage [1] ». Le signifiant vient marquer le corps. Ce signifiant qui restera inaccessible opère un trou et de ce trou advient une jouissance.
Comment alors, un nouage peut-il ex-sister qu’il soit borroméen ou autre?
Cet ouvrage montre les enjeux politique et éthique de l’usage que nous pouvons faire des différentes modalités de nouage d’un point de vue clinique. Anne Colombel-Plouzennec indique à la suite de Lacan, qu’il y a différents types de nœuds, certains qui tiennent absolument, d’autres plus fragiles qui ne tiennent pas, qui glissent.
Quelles conséquences pour le parlêtre ?
Voici quelques-unes des questions que nous mettrons à l’ouvrage lors de trois soirées qui noueront clinique et théorie en présence d’Anne Colombel-Plouzennec, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne.
Lors de la première soirée, le 27 février 2025, notre travail se portera sur la peinture de Garouste et celle de Séraphine, pour nous permettre d’envisager ensemble la manière dont l’art peut venir contribuer au nouage et opérer prise à ce qui rend vivant.
La troisième soirée, le 19 juin, sera en présence de Beatriz Gonzalez Renou, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne.
Les trois soirées sont préparées par deux cartels:
– Brigitte Brossais, Élisabeth Germain, Nina Houdmon, Marlène Menier, Élina Quinton, Plus-Un : Anne Colombel-Plouzennec
– Cécile Cappelle, Claire Lec’hvien, Inda Methnani, Karine Mézière, Vanessa Pinson, Plus-Un : Beatriz Gonzalez Renou.
[1] Colombel-Plouzennec A., vidéo pour la section clinique de Marseille, mai 2023,
disponible en ligne.
Trois soirées gratuites
Jeudi 27 février 2025, Mardi 22 avril 2025, Jeudi 19 juin à 21h
12ème étage du Centre hospitalier de Laval, 33 rue du Haut-Rocher 53000 Laval